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Facebook : Attention à l'expression de vos états d'âme professionnels !

 

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné le salarié d’une entreprise qui avait posté sur son profil Facebook une synthèse de son état d’esprit après une journée de travail :

 

« Journée de merde, temps de merde, boulot de merde, boîte de merde, chefs de merde ».

 

Le message, signé d’un salarié, avait été posté sur un profil public animé par plusieurs salariés d’une entreprise citée sur le profil.

 

Le fait que le salarié auteur de ce message soit délégué syndical, membre du CHSCT, et qu’il ait posté ce message après l’annonce du suicide d’une collègue sont deux précisions qui n’ont rien changé à l’affaire :

 

Les juges ont estimé que « les expressions incriminées excèdent les limites de la critique admissible, y compris lorsqu’elles s’exerce dans un cadre syndical ».

 

On peut donc être licencié pour avoir tenu des propos injurieux sur Facebook (cf Conseil de prud’hommes de Boulogne Billancourt - section encadrement - le 19 novembre 2010).

 

Les propos injurieux sur Facebook peuvent également donner lieu à condamnation pénale pour injure publique sur le réseau social, soit une amende de 12 000 € maximum (injure envers un particulier) en application de la loi du 29 juillet 1881.

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